Seul?

Seul?
[Viva solitudine... (Pix : ici)]


Je suis d'un autre pays que le votre, d'un autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse.
Je ne suis plus de chez vous, j'attends des mutants.
Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure.
Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis pret à vous procurer les moules.
Mais, la solitude.
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis.
Ils ont été coulés demain matin.
Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée,
il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour.
Et la solitude.
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues,
soient aussi imperturbables que les feux d'arret ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez etre votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau.
Et pourtant la solitude.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique.
Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur",
les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience.
Mais la solitude.
Le Code civil nous en parlerons plus tard.
Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable.
Je voudrais mesurer vos danaides démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit,
le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc...


Léo Ferré, La solitude
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# Posté le mercredi 14 juin 2006 17:07

Modifié le mardi 20 juin 2006 05:16

Bénabar, toujours Bénabar...

Bénabar, toujours Bénabar...
[Pauvre, pauvre Nathalie... Il faut vraiment l'entendre pour la comprendre celle-là. Mais je l'aime tellement que je vous la livre malgré tout (je sais qu'elle est longue mais faîtes l'effort quand même, juste pour moi ;))... (Pix : ici)


Tiens, qu'est-ce que tu fais là ?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas ?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée
A une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personnes n'avaient vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n'étais pas de celles
A qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
A l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
A m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m'attache "
Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant qu'dans mes bras
Vous faisiez moins les fiers

Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondue les cheveux
A une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.


Bénabar, Je suis de celles
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# Posté le mercredi 14 juin 2006 17:12

Modifié le mardi 20 juin 2006 05:16

Peace&Love

Peace&Love
[Et maintenant, 2 chansons qui me font toujours périr de rire... Même si elles sont très bien hein, je les écoute d'ailleurs, je n'ai pas honte (quoique...), mais y a pas moyen, au bout d'un moment, j'éclate...(Pix : ici)]


On a tous un rêve enfoui en nous
Qui fait qu'on se lève et tient debout
Une envie soudaine de crier "je t'aime"
On a tous un jour voulu briser nos chaînes

Puisqu'on se ressemble comme un seul être
Il est temps d'apprendre à se connaître
Pour te faire comprendre
Tu as bien le droit
De te faire entendre
D'ici-bas

Paix sur la terre
Paix dans nos coeurs
Que l'univers reprenne en choeur :
Paix sans frontière
Paix sans couleur
Que tous espèrent
Des jours meilleurs


De cette planète où tout commence
Nous ferons renaître l'espérance
Il n'y a pas de route qui ne vaille la peine
Et n'ont pas de doute ceux qui s'aiment

Que notre amour inonde
Notre monde


Frédéric François, Paix sur la terre
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# Posté le vendredi 16 juin 2006 07:40

Modifié le vendredi 16 juin 2006 07:51

I LOOOOOOOVE LIFE!

I LOOOOOOOVE LIFE!
[The second one, un grand classique du genre, bien vieille mais... assez exceptionnelle... Pour une fois je vous mets l'image originale!(Pix : ici)]


Je vois des gens courber le dos
Comme si la vie marquait zéro
Moi j'ai quinze ans et je te dis
Whoa whoa... j'aime la vie

Il faut y croire, j'ai moi aussi
Des flashs d'espoir, des insomnies
Mais au total, à l'addition
J'aime l'horizon

J'aime, j'aime la vie
J'aime, j'aime la vie
J'aime, j'aime la vie
Ne m'en veuillez pas
Je suis née comme ça
J'aime, j'aime la vie
Whoa... et tant pis
S'il pleut un peu beaucoup sur moi
Whoa whoa... tu es là


Devant Jacques Brel, devant Mozart
Je m'sens petite, j'ai le cafard
Je ne suis rien qu'une poussière
Dans cet univers
Mais dès qu'tu m'aimes, dès qu'tu souris
Mes joies s'enchaînent à l'infini
Y a plus de Brel, plus de Mozart
Ma vie redémarre

J'aime, j'aime la vie
J'aime, j'aime la vie
J'aime, j'aime la vie
Ne m'en veuillez pas
Je suis née comme ça
J'aime, j'aime la vie
Tant pis s'il pleut un peu sur moi


Pour les jours qui n'vont pas
J'ai un truc à moi
Je compte sur toi

J'aime, j'aime la vie
Whoa... et tant pis
S'il pleut un peu beaucoup sur moi
Whoa whoa... la vie - oui, tu es là


Sandra Kim, J'aime la vie
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# Posté le vendredi 16 juin 2006 07:59

Beauty

Beauty
[Un "nouveau" grand, qu'on n'est pas près d'oublier... N'oubliez pas que la beauté est intérieure tout de même... ;) (Pix : ici)]



My life is brilliant.
My love is pure.
I saw an angel.
Of that I'm sure.
She smiled at me on the subway.
She was with another man.
But I won't lose them no sleep on that,
'Cause I've got a plan.

You're beautiful. You're beautiful.
You're beautiful, it's true.


I saw you face in a crowded place,
And I don't know what to do,
'Cause I'll never be with you.

Yes, she caught my eye,
As we walked on by.
She could see from my face that I was,
F**king high,
And I don't think that I'll see her again,
But we shared a moment that will last till the end.

You're beautiful. You're beautiful.
You're beautiful, it's true.


I saw you face in a crowded place,
And I don't know what to do,
'Cause I'll never be with you.

You're beautiful. You're beautiful.
You're beautiful, it's true.


There must be an angel with a smile on her face,
When she thought up that I should be with you.
But it's time to face the truth,
I will never be with you.


James Blunt, You're beautiful
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# Posté le vendredi 16 juin 2006 08:04